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vendredi 5 février 2016

Influence des croyances sur la société moderne


Tout en embrassant la modernité matérielle, le Japon n'a jamais complètement fait sienne la modernité culturelle qui à exterminée en Occident tout le petit peuple des esprits, des lutins, des monstres et des fantômes, et jeté la magie aux oubliettes. Qu'à l'aube du XXIe siècle, le premier ministre Mori ait encore pu déclaré que "le Japon est la terre des Dieux" en dit long à cet égard. Dans cette volonté de conservation de la culture et des traditions, l'archipel doit beaucoup aux différents réalisateurs, écrivains et mangakas, concepteurs, qui réconcilient la population avec des facettes de cette culture en voie d'être oubliée.

En premier lieu, en ce qui concerne l'influence de cette culture dans la société moderne, il est à noter que, si la cosmogonie japonaise elle même ne se retrouve bien entendu pas dans l'économie Japonaise, l'État Japonais lui-même est basée sur les différentes valeurs que transmet le shinto, et qui est donc présent dans cette culture. En effet, depuis le début de l'ère Meiji et jusqu'a la défaite du Japon a l'issue de la seconde guerre mondiale, le gouvernement Japonais a fait la promotion de cette idéologie en raison d'une fierté nationale qui le pousse a désirer séparer le shinto des autres croyances qui étaient arrivés au Japon, comme le bouddhisme ou le christianisme. Il est basée sur le retour aux rites impériaux et pures du shinto premier, et mêle ce mysticisme à des idées de morale, d'éthique (vertu, conformisme social, harmonie, gôut de l’effort, pragmatisme) et de respect. 

Après la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis, qui pensaient que les actions des kamikazes étaient dues aux Shinto, ont forcés le gouvernement a détruire une grande partie des temples et à intégrer aux lois l’interdiction de financement et d’appui d’une quelconque religion par le gouvernement, ce qui qui renvoyé le shinto au même niveau que les autre religions du Japon, tel que bouddhisme ou confucianisme. Cependant, en raison de la longue période durant laquelle le shintoïsme d’état á dirigé le pays, les valeurs de respect et éthiques sont restés présentes et totalement indisociable á la société Nippone. Cette empreinte du shintoïsme se retrouve notamment dans le respect que les japonais montrent à leur hiérarchie et à leur anciens. En effet, ils accordent une dimension quasi sacrée aux activités professionnelles et au développement de l’entreprise. Par ailleurs, toujours aujourd’hui, le shinto, non content de garder une influence profonde sur la vie des gens, est la seconde religion avec le plus d’adeptes du Japon.

En rapport cette fois ci direct avec la cosmogonie, on retrouve les nombreux festivals et jours fériés du Japon, notamment celui de Tanabata, la fête japonaise des étoiles, durant laquelle les Japonais inscrivent leur voeux le plus cher sur des cartes nommées Tanzaku, cartes qu’ils accrochent ensuites à des bambous dont ils décorent les feuilles ainsi qu’a des roseaux, ce qui est surement du à la pousse de roseau originelle. Durant cette fêtes, ils éspèrent que les Kamis Orihime et Hikoboshi éxaucent leur voeux. Enfin, toujours aujourd’hui, c’est l’homme qui doit demandé la femme en mariage, et jamais l’inverse, ce qui peut rappeler la première tentative de Izanagi et Izanami pour faire l’amour, qui échoue parce que la femme parle en premier. Une autre tradition Japonaise que l'on peut citer est le misogi, qui consiste en une purification par l'eau des kegare, les souillures, lors d'une ablution rituelle.


Influence dans des arts reconnus: littérature et peinture

La littérature moderne Japonaise est fortement marquée par l’influence des anciens écrits de la période bouddhiste zen, et conserve donc une forme de narration antique afin de raconter des situations modernes. Cependant, malgré le fait qu’a la suite des guerres mondiales le Japon ait beaucoup écrit en rapport à son ouverture au monde, de nombreux thèmes utilisés sont des thèmes présents dans la cosmogonie. En premier lieu le thème de l’animisme, soit le fait qu’en toute chose réside une âme, qui est la résonance du concept même de Kami. Dans le livre de Haruki Murakami publié en 2002, “Kafka sur le rivage”, cette idée se retrouve très bien, tout d’abord dans le passage d’un monde banale à un univers habité de nombreuses forces invisibles, la vie d’un garçon troublé et d’un vieil homme pauvre a un monde habité de forces dictant aux gens leur actions. Également ensuite lorsqu’un certains Johnny Walken commence à dévorer les coeurs de chats qu’il éventre “parce qu'une voix lui dit de le faire”, en dévorant les coeurs il absorbe “l’âme” des chats, leur force invisible, la partie du chat qui serait désignée comme le kami car c’est la source de son énergie. en obéissant à cette force invisible.
Un autre exemple est le livre de Yasunari Kawabata, “Pays de neige”, publié en 1961, qui prend cette fois pour thème la pureté de la nature, a travers les descriptions d’une station thermale au milieu des montagnes, durant lesquelle il compare par exemple par exemple la neige a une crème, une mousseline de fumée. A cela s’ajoute le fait qu’il aborde, au moyen des descriptions, divers thèmes, aux moyens de grand nombre d’images, tel que la fragilité se l’homme, qui lui est révélée par le spectacle des bois d’érables a l’approche de l’automne. Sur la couleur rouille et claire de l’automne, la tache vert sombre d’un arbre résistant évoque au héros la mort.
Cette influence se retrouve également dans la peinture, avec par exemple “La grande Vague” de Hogusai Katsushika, datant de 1831.


Le thème central est le mont Fuji enneigé, volcan sacré, représenté selon la perspective européenne (en plus petit, un point de vue unique, avec un horizon très abaissé) tout à fait étrangère à la tradition japonaise.
On peut remarquer dans la partie supérieure de la composition, le ciel, symbole du yin, des forces lumineuses, calmes et célestes ; tandis que la partie inférieure représente le yang, les forces brutales, obscures et terrestres, la colère de Susanoo, dieu des mers et des tempêtes. L'homme se trouve au milieu impuissant. Le mont Fuji, au fond du tableau, se trouve au loin et ne peut guère servir à protéger les bateaux, tous trois placés sous la menace directe des vagues de tempête. Il sert de repère à l'ensemble du tableau. On retrouve grace a ses éléments le thème de l’animisme, l’idée d’une volonté derrière des éléments tangibles, ici la mer et le mont Fuji.
De plus, ce tableau amène au dernier thème en rapport avec la cosmogonie que l’on retrouve dans la peinture japonaise, a savoir le thème de la pureté de la nature. Les arbres, par exemple, sont supposés être les poils de Susanoo.
On retrouve ce thème dans les oeuvres du peintre Yukio Kondo, qui toujours aujourd’hui peint de nombreuses toiles de nature, tel que Fuji-Sakura, “Les cerisiers du mont Fuji”, qui non seulement a pour thème la pureté de la nature, mais représente en plus le Mont Fuji, couvert de cerisier dont on voit les silhouettes rouges, qui est censé être un kami protecteur du Japon, ce qui aborde encore une fois le thème du passage du visible et tangible à la puissance invisible, le concept qu’est le kami.

Influence dans les arts peu reconnus: manga et jeux vidéos


Les domaines artistiques reconnus ne sont pas les seuls a porter les marques de la cosmogonie Japonaise. Les mangas, ainsi que les jeux-vidéos, sont ainsi considérés par la majeure partie des gens comme une occupation futile, en ce qui concerne à la fois ceux qui en profitent et ceux qui les conçoivent. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les pays occidentaux, mais également pour certaines personnes dans le Japon même. Pourtant, les jeux-vidéos, ainsi que les mangas, sont remplis de références a la culture Japonaise, et contribuent même parfois à la redécouverte de pans en voie de disparition de cette culture.
En premier lieu, dans les jeux vidéos, de nombreux développeurs ont fait des références, précises ou bien dissimulées, à la cosmogonie Japonaise, par exemple dans le jeu Yume nikki, ou l' un des pouvoirs du personnages, le pouvoir Noperabo, correspond en réalité a une entité de la croyance traditionnelle Japonaise:


Le noperabo est une jeune femme sans visages qui, d'après certaines croyances, éxisterait pour punir les gens bravant les interdiction sacrées. Elle semble être la même créature que celle qui servent Izanami aux enfers.


A présent, en ce qui concerne les mangas, le processus peut aller encore plus loin. En premier, tout comme pour les développeurs de jeux vidéos, les croyances japonaises constitue pour un mangaka une sources d'inspiration conséquente afin d'ajouter des références, trouver des noms qui permettent de faire un hommage à cette culture, tel que dans le manga noragami, dans lequel l’une des ennemis est totalement inspirée de la reine des enfers Izanami, utilisant pour retenir ceux qui entrent dans son royaumes des femmes sans visages qu’elle contrôle. Dans le manga Naruto, ce sont fois des techniques qui ont été baptisées du noms de kami, Amaterasu(déesse du soleil), Susanoo(dieu des mers et des tempêtes) et Tsukuyomi (dieu de la lune), respectivement dans ce manga “la lumière céleste”, “le tempêtueux dieu des valeurs” et “Les arcanes lunaires”, le rapport entre le kami et le pouvoir est donc respecté.
Un autre manga, plus inspiré que les autre par cette culture, semble reprendre l’idée d’animisme et de passage du monde visible à celui habité de forces invisibles. En effet, dans le manga Yu Gi Oh, les personnages combattent à l’aide de l’âme de cartes, qu’ils invoquent et qui sont prennent la par des créatures. Enfin, de nouveau dans le manga Noragami, on retrouve le concept de l'eau sacrée et purificatrice, qui sert ici à nettoyer les souillures infligées par des yokai nommés Ayakashi, qui sont des êtres impurs appartenant au même monde invisible que les Kamis, tel que les femmes sans visages au service de Izanami.

Exemple de Yokai par Shigeru Mizuki


Cependant, un mangaka moderne est allé bien plus loin. En effet, le mangaka Shigeru Mura, plus connu sous le nom de Shigeru Mizuki, à passé sa carrière à faire redécouvrir au Japon le monde des Yôkai, les diverses entités de la culture Japonaise. Connu pour être un des instigateur du manga d’horreur, il est surtout reconnu pour avoir fait renouer le Japon avec ses croyances et ressortit de l’oubli ou ils avaient été plongés ces créatures, a travers des oeuvres telle que “NonNonbâ” ou “Kitaro le repoussant”, sorti en 1959, qui raconte la vision des homme par un Yokai nommé Kitaro. Afin de créer ses histoires, il à en effet du chercher sans cesse de nouvelles informations sur le sujet, car c’est l’une des nombreuses façettes de la culture japonaise qui était en voie de disparition, comme l’est depuis bien longtemps le culte des premiers dieux de la cosmogonie japonaise. Si un travail tel que celui qu’a accompli Mizuki n’est pas fait, qui sait ce qu’il restera de connaissances à leur sujet dans quelques siècles?