vendredi 5 février 2016

Particularité de la cosmogonie japonaise


Selon la cosmogonie japonaise, lors de la création, « le ciel et la terre  se séparent », de façon spontanée. C'est par la différenciation entre la terre et les eaux primordiales que le Monde se forme.


L'importance de l'eau
Cette formation du monde se fait d'abord par élévation du ciel, la terre n'ayant qu'un rôle passif dans ce processus, puisqu'elle est “à la dérive”, soutenue par l'élément liquide, « flottant comme dans l'huile »
Une particularité certes, même si la symbolique d'un océan primordial est aussi présent dans les mythes des origines en Grèce ou dans l'Egypte ancienne, entre autres.
Dans la cosmogonie japonaise, l'eau est un thème récurrent et important.
Par exemple tout le passage ou les concepts se succèdent après l'apparition de la lumière, les kami U-hiji-ni et Su-hiji-ni reflètent cette idée du passage du liquide au solide, car je le rappelle ces kami ont un rôle qui reste indispensable à la vie, solidifier la terre qui ressemble plus à de « l'huile qui vogue » qu'à quelque chose. C'est exactement ce que révèle aussi le passage où les kami Izanagi et Izanami pointent une « lance céleste ornée de joyaux » qui coagule l'eau pour former de la terre.
Enfin le thème de la purification par l'eau , qui symbolise clarté et unité, est extrêmement important, comme en atteste le passage d' Izanagi de retour du royaume des morts.
Ce n'est qu'après s'être purifier qu'il pourra engendrer à nouveau.
Avec ces exemples ont peut conclure que l'eau possède un rôle capital dans la cosmogonie japonaise où elle permet à la fois de matérialiser et de purifier.


Animisme et divinité-concept
On note que dans cette cosmogonie, les textes sacrés n'interviennent que très rarement sur la création de la faune et de la flore. Un mythe très antique explique la création de la flore. Il s'agirait de Susanoo fils d'Izanagi qui aurait déposer ses poils sur la Terre pour former toutes les graines que l'on connait aujourd'hui. Pour la faune par contre je n'ai absolument rien trouvé s'agissant de leur création.
Est-ce à dire que les animaux, comme les hommes, seraient des kami célestes venus sur Terre et qui auraient progressivement perdu de leur divinité? C'est une piste.On relève ici une position d'égalité entre les Hommes et les animaux arrivés sur Terre au même moment. On pourrait aller même plus loin et dire que cet exemple est la preuve d'une croyance animiste chez les japonais , où toutes choses ( ici les animaux) possèdent une âme égale à l'Homme.
Une des autres particularités de la cosmogonie japonaise c'est de relever qu'il existe des divinités sous forme de concept ! Par exemple dans la cosmogonie grecque aucun Dieu n'est une sorte d'idée ou de force naturelle, ils sont tous anthropomorphiques. Au Japon, les premiers kami à forme humaine sont Izanagi et Izanami.


L'importance des astres
Tsuki Yomi
Amateretsu
Dans la cosmogonie japonaise on note aussi l'importance des astres comme le Soleil et la Lune qui reviennent fréquemment dans les mythes de la création. Par exemple quand la pousse de roseaux créée par les Musubi se transforme en lumière, cette lumière monte pour créer à son tour le Pays Céleste ainsi que le Soleil. La Lune , a contrario est un morceau qui descend du Pays Céleste. On note aussi que le Soleil et la Lune reviennent quand Izanagi se purifie et donne naissance au divinités responsables des deux astres : Amateretsu pour le Soleil et Tsuki-yomi pour la Lune. On note aussi que les tous kami célestes résident dans le Pays céleste, qui est un symbole de pays divin. Les Enfers sont situés en bas et ont le rôle de pays repoussoir.

On voit aussi que “L’esprit éternel du pays” qui est le concept du kami Kuni-no-toko doit être compris comme le concept d'un pays divin soit une sorte de “Japon céleste” puisque que je le rappelle ce kami réside aussi dans le Ciel.


Cycle vie/mort, destruction/création
Enfin dans cette cosmogonie, on note qu'il existe une coexistence entre la vie et la mort.
Comment expliquer l'étrange disparition des Musubis? Générés spontanément sans qu'il n'y ait à proprement parler acte de création, on s'attendrait à ce que ces déités originelles prennent en charge les créations suivantes, or il n'en est rien.
Elles « disparaissent », comme elles sont arrivées et ancre cette cosmogonie dans un mouvement stérile plutôt qu'un mouvement de vie.
Rappelant l'enfant non-viable, fruit de la première union entre Izanagi et Izanami.
Destruction et mort sont donc indissociable du processus de création. De même lorsque Inazaki décapite son fils et crée par le fait d'autres divinités.
Enfin, c'est en donnant vie à la divinité du feu, qu'Izanami connaît une mort terrestre.
Et lorsque celle-ci décide de rester au pays de Yomi, on voit ici que la kami femelle et à la fois synonyme de vie par toutes ses créations mais aussi synonyme de mort puisqu'elle décide d'être la « Hadès » du Japon.

Rituel de purification
          avec de l'eau
Pour échapper à cette coexistence, il y a au Japon une réelle nécessité de se purifier de la mort qui voudrait prendre plus de liberté que la vie ( c'est littéralement ce que pensent les Japonais !). Donc régulièrement et encore aujourd'hui, les japonais se purifient afin de se libérer des esprits ou de malédictions. Tout, corps mais aussi maisons, voitures et même avions, au Japon rien n'échappe aux rituels de purification. Faire des rituels est aussi un des moyens de création car on peut prendre l'exemple d'Izanagi qui en se purifiant crée des enfants.

Influence des croyances sur la société moderne


Tout en embrassant la modernité matérielle, le Japon n'a jamais complètement fait sienne la modernité culturelle qui à exterminée en Occident tout le petit peuple des esprits, des lutins, des monstres et des fantômes, et jeté la magie aux oubliettes. Qu'à l'aube du XXIe siècle, le premier ministre Mori ait encore pu déclaré que "le Japon est la terre des Dieux" en dit long à cet égard. Dans cette volonté de conservation de la culture et des traditions, l'archipel doit beaucoup aux différents réalisateurs, écrivains et mangakas, concepteurs, qui réconcilient la population avec des facettes de cette culture en voie d'être oubliée.

En premier lieu, en ce qui concerne l'influence de cette culture dans la société moderne, il est à noter que, si la cosmogonie japonaise elle même ne se retrouve bien entendu pas dans l'économie Japonaise, l'État Japonais lui-même est basée sur les différentes valeurs que transmet le shinto, et qui est donc présent dans cette culture. En effet, depuis le début de l'ère Meiji et jusqu'a la défaite du Japon a l'issue de la seconde guerre mondiale, le gouvernement Japonais a fait la promotion de cette idéologie en raison d'une fierté nationale qui le pousse a désirer séparer le shinto des autres croyances qui étaient arrivés au Japon, comme le bouddhisme ou le christianisme. Il est basée sur le retour aux rites impériaux et pures du shinto premier, et mêle ce mysticisme à des idées de morale, d'éthique (vertu, conformisme social, harmonie, gôut de l’effort, pragmatisme) et de respect. 

Après la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis, qui pensaient que les actions des kamikazes étaient dues aux Shinto, ont forcés le gouvernement a détruire une grande partie des temples et à intégrer aux lois l’interdiction de financement et d’appui d’une quelconque religion par le gouvernement, ce qui qui renvoyé le shinto au même niveau que les autre religions du Japon, tel que bouddhisme ou confucianisme. Cependant, en raison de la longue période durant laquelle le shintoïsme d’état á dirigé le pays, les valeurs de respect et éthiques sont restés présentes et totalement indisociable á la société Nippone. Cette empreinte du shintoïsme se retrouve notamment dans le respect que les japonais montrent à leur hiérarchie et à leur anciens. En effet, ils accordent une dimension quasi sacrée aux activités professionnelles et au développement de l’entreprise. Par ailleurs, toujours aujourd’hui, le shinto, non content de garder une influence profonde sur la vie des gens, est la seconde religion avec le plus d’adeptes du Japon.

En rapport cette fois ci direct avec la cosmogonie, on retrouve les nombreux festivals et jours fériés du Japon, notamment celui de Tanabata, la fête japonaise des étoiles, durant laquelle les Japonais inscrivent leur voeux le plus cher sur des cartes nommées Tanzaku, cartes qu’ils accrochent ensuites à des bambous dont ils décorent les feuilles ainsi qu’a des roseaux, ce qui est surement du à la pousse de roseau originelle. Durant cette fêtes, ils éspèrent que les Kamis Orihime et Hikoboshi éxaucent leur voeux. Enfin, toujours aujourd’hui, c’est l’homme qui doit demandé la femme en mariage, et jamais l’inverse, ce qui peut rappeler la première tentative de Izanagi et Izanami pour faire l’amour, qui échoue parce que la femme parle en premier. Une autre tradition Japonaise que l'on peut citer est le misogi, qui consiste en une purification par l'eau des kegare, les souillures, lors d'une ablution rituelle.


Influence dans des arts reconnus: littérature et peinture

La littérature moderne Japonaise est fortement marquée par l’influence des anciens écrits de la période bouddhiste zen, et conserve donc une forme de narration antique afin de raconter des situations modernes. Cependant, malgré le fait qu’a la suite des guerres mondiales le Japon ait beaucoup écrit en rapport à son ouverture au monde, de nombreux thèmes utilisés sont des thèmes présents dans la cosmogonie. En premier lieu le thème de l’animisme, soit le fait qu’en toute chose réside une âme, qui est la résonance du concept même de Kami. Dans le livre de Haruki Murakami publié en 2002, “Kafka sur le rivage”, cette idée se retrouve très bien, tout d’abord dans le passage d’un monde banale à un univers habité de nombreuses forces invisibles, la vie d’un garçon troublé et d’un vieil homme pauvre a un monde habité de forces dictant aux gens leur actions. Également ensuite lorsqu’un certains Johnny Walken commence à dévorer les coeurs de chats qu’il éventre “parce qu'une voix lui dit de le faire”, en dévorant les coeurs il absorbe “l’âme” des chats, leur force invisible, la partie du chat qui serait désignée comme le kami car c’est la source de son énergie. en obéissant à cette force invisible.
Un autre exemple est le livre de Yasunari Kawabata, “Pays de neige”, publié en 1961, qui prend cette fois pour thème la pureté de la nature, a travers les descriptions d’une station thermale au milieu des montagnes, durant lesquelle il compare par exemple par exemple la neige a une crème, une mousseline de fumée. A cela s’ajoute le fait qu’il aborde, au moyen des descriptions, divers thèmes, aux moyens de grand nombre d’images, tel que la fragilité se l’homme, qui lui est révélée par le spectacle des bois d’érables a l’approche de l’automne. Sur la couleur rouille et claire de l’automne, la tache vert sombre d’un arbre résistant évoque au héros la mort.
Cette influence se retrouve également dans la peinture, avec par exemple “La grande Vague” de Hogusai Katsushika, datant de 1831.


Le thème central est le mont Fuji enneigé, volcan sacré, représenté selon la perspective européenne (en plus petit, un point de vue unique, avec un horizon très abaissé) tout à fait étrangère à la tradition japonaise.
On peut remarquer dans la partie supérieure de la composition, le ciel, symbole du yin, des forces lumineuses, calmes et célestes ; tandis que la partie inférieure représente le yang, les forces brutales, obscures et terrestres, la colère de Susanoo, dieu des mers et des tempêtes. L'homme se trouve au milieu impuissant. Le mont Fuji, au fond du tableau, se trouve au loin et ne peut guère servir à protéger les bateaux, tous trois placés sous la menace directe des vagues de tempête. Il sert de repère à l'ensemble du tableau. On retrouve grace a ses éléments le thème de l’animisme, l’idée d’une volonté derrière des éléments tangibles, ici la mer et le mont Fuji.
De plus, ce tableau amène au dernier thème en rapport avec la cosmogonie que l’on retrouve dans la peinture japonaise, a savoir le thème de la pureté de la nature. Les arbres, par exemple, sont supposés être les poils de Susanoo.
On retrouve ce thème dans les oeuvres du peintre Yukio Kondo, qui toujours aujourd’hui peint de nombreuses toiles de nature, tel que Fuji-Sakura, “Les cerisiers du mont Fuji”, qui non seulement a pour thème la pureté de la nature, mais représente en plus le Mont Fuji, couvert de cerisier dont on voit les silhouettes rouges, qui est censé être un kami protecteur du Japon, ce qui aborde encore une fois le thème du passage du visible et tangible à la puissance invisible, le concept qu’est le kami.

Influence dans les arts peu reconnus: manga et jeux vidéos


Les domaines artistiques reconnus ne sont pas les seuls a porter les marques de la cosmogonie Japonaise. Les mangas, ainsi que les jeux-vidéos, sont ainsi considérés par la majeure partie des gens comme une occupation futile, en ce qui concerne à la fois ceux qui en profitent et ceux qui les conçoivent. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les pays occidentaux, mais également pour certaines personnes dans le Japon même. Pourtant, les jeux-vidéos, ainsi que les mangas, sont remplis de références a la culture Japonaise, et contribuent même parfois à la redécouverte de pans en voie de disparition de cette culture.
En premier lieu, dans les jeux vidéos, de nombreux développeurs ont fait des références, précises ou bien dissimulées, à la cosmogonie Japonaise, par exemple dans le jeu Yume nikki, ou l' un des pouvoirs du personnages, le pouvoir Noperabo, correspond en réalité a une entité de la croyance traditionnelle Japonaise:


Le noperabo est une jeune femme sans visages qui, d'après certaines croyances, éxisterait pour punir les gens bravant les interdiction sacrées. Elle semble être la même créature que celle qui servent Izanami aux enfers.


A présent, en ce qui concerne les mangas, le processus peut aller encore plus loin. En premier, tout comme pour les développeurs de jeux vidéos, les croyances japonaises constitue pour un mangaka une sources d'inspiration conséquente afin d'ajouter des références, trouver des noms qui permettent de faire un hommage à cette culture, tel que dans le manga noragami, dans lequel l’une des ennemis est totalement inspirée de la reine des enfers Izanami, utilisant pour retenir ceux qui entrent dans son royaumes des femmes sans visages qu’elle contrôle. Dans le manga Naruto, ce sont fois des techniques qui ont été baptisées du noms de kami, Amaterasu(déesse du soleil), Susanoo(dieu des mers et des tempêtes) et Tsukuyomi (dieu de la lune), respectivement dans ce manga “la lumière céleste”, “le tempêtueux dieu des valeurs” et “Les arcanes lunaires”, le rapport entre le kami et le pouvoir est donc respecté.
Un autre manga, plus inspiré que les autre par cette culture, semble reprendre l’idée d’animisme et de passage du monde visible à celui habité de forces invisibles. En effet, dans le manga Yu Gi Oh, les personnages combattent à l’aide de l’âme de cartes, qu’ils invoquent et qui sont prennent la par des créatures. Enfin, de nouveau dans le manga Noragami, on retrouve le concept de l'eau sacrée et purificatrice, qui sert ici à nettoyer les souillures infligées par des yokai nommés Ayakashi, qui sont des êtres impurs appartenant au même monde invisible que les Kamis, tel que les femmes sans visages au service de Izanami.

Exemple de Yokai par Shigeru Mizuki


Cependant, un mangaka moderne est allé bien plus loin. En effet, le mangaka Shigeru Mura, plus connu sous le nom de Shigeru Mizuki, à passé sa carrière à faire redécouvrir au Japon le monde des Yôkai, les diverses entités de la culture Japonaise. Connu pour être un des instigateur du manga d’horreur, il est surtout reconnu pour avoir fait renouer le Japon avec ses croyances et ressortit de l’oubli ou ils avaient été plongés ces créatures, a travers des oeuvres telle que “NonNonbâ” ou “Kitaro le repoussant”, sorti en 1959, qui raconte la vision des homme par un Yokai nommé Kitaro. Afin de créer ses histoires, il à en effet du chercher sans cesse de nouvelles informations sur le sujet, car c’est l’une des nombreuses façettes de la culture japonaise qui était en voie de disparition, comme l’est depuis bien longtemps le culte des premiers dieux de la cosmogonie japonaise. Si un travail tel que celui qu’a accompli Mizuki n’est pas fait, qui sait ce qu’il restera de connaissances à leur sujet dans quelques siècles?






Pourquoi le shinto se maintient de nos jours



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Mais pourquoi le shinto, religion principale du japon, ne s'est pas perdu, et pourquoi ne rique elle pas, toujours aujourd'hui, la disparition?
En premier il faut comprendre que le japon a été dans un cas ressemblant au cas de la perte des religions grecques et romaines avec le confucianisme et le bouddhisme, qui se sont mélangés de manière uniforme, contrairement aux religions grecques et romaines: aucune n’a eclipsé l’autre. En effet dans l'antiquité, les cultures grecques et romaines furent d’extrèmement grandes cultures, avec une énorme influence dans tout le monde. Mais dans le cas de la Grèce, tous les dieux de leur religion furent absorbés par les dieux  romains, qui étaient très ressemblants aux grecs, à cause de la conquête de la méditerranée par les romains, qui implantèrent leur religion dans tout le territoire conquis. Mais malgré le pouvoir des romains, leur religion fut tout de meme à son tour éclipsée par la religion chrétienne. Celle ci était en fait une religion emergente a l'époque, qui peu a peu est devenue plus importante. Mais ceci ne fut pas l’unique responsable, en effet, la défaite des romains fut un des facteurs de la récession de la religion romaine antique.

Tout ceci veut dire alors que le shintoisme actuel est le produit du mélange de ces trois religions un mélange hétérogene, dans lequelle les trois religions cohabitent en paix, comme disait le prince Shôtoku: “Le Shinto est la racine et le tronc d’un grand arbre robuste débordant d’une inépuisable énergie; le Confucianisme en est les branches et les feuilles, et le Bouddhisme est les fleurs et les fruits”. Cette citationapporte un concept qui est difficile à imaginer pour nous: une religion construite à partir de trois religions qui se sont unies pour en faire une nouvelle, qui est le shinto actuel. Mais qu’est-ce-que le Shinto et quelles sont ses croyances?
Il faut savoir que le Shinto est une religion totalement différente à nos croyances occidentales, en effet elle est un mélange d’animisme (la croyance que tout objet et élement du monde tangible est doté d’une âme invisible) et du chamanisme (pratique centrée sur la médiation entre les etres humain et les esprits) . Cette religion se base sur la croyance en des kamis qui fait que tout le shinto devient extremement difficile à comprendre: tout peut être une divinité.
De plus, cette religion ne possède aucun dogme et est la conception du rapport entre l'individu humain et le milieu surnaturel, naturel et humain dans lequel il évolue, et donc par exemple le rapport entre l’apparence physique d’un kami et ce qu’il représente, le concept qu'il illustre. Selon Tomoaki, un grand prêtre shintoïste, il s'agit juste du "bon sens" à vivre. Cette conception était si précise et normale que les Japonais n'avaient même pas pensé à lui donner un nom.

L’arrivée du boudhisme fut un tournant important pour le shinto, qui provoqua chez les Japonais un sentiment de symbiose ou de répulsion:


Kojiki, le premier texte sacré du shintoisme
Par symbiose j'entend que vers le VI siècle jusqu'à la fin du XIXème siècle, les deux religions pouvaient cohabiter et coexister. C'est là que des grands théologiens écrivirent le Kojiki, achevé en 712 qui est un recueil de traditions qui retrace l'histoire du monde depuis les premiers stades de la création jusqu'a l'an 628. Le Nihongi est lui le second texte sacré du shintoïsme. Il reprend le récit du Kojiki pour le suivre jusqu’à l'an 700, mais en modifiant certains passages. Normalement chaque Japonais était libre de culte, de partager son activité religieuse et aucune religion était considérée meilleure que l'autre. Ceci alla encore plus loin quand des Kami du Shintô furent assimilés à des Bodhisatta. Le Confucianisme vint aussi se mêler à cette symbiose. 




Nihongi, un des textes sacrés du shintoisme
Par répulsion cette fois, je veux dire que les Japonais ont voulu appeler leur tradition Shintô, littéralement " La Voix des Dieux" pour ce différencier des bouddhistes.  Ce sentiment de xenophobie commença quand les bouddhistes voulurent abuser de la situation au XIV siècle. Un grand mouvement de "purification" des temples shintô eu lieu au XVII siècle, orchestré par des milices shintoïste, et prit peu à peu une ampleur nationale ayant pour but de se débarrasser du bouddhisme. C'est là que de grands théologiens ont fait leur apparition, dont les plus célèbres sont Motoöri, Mabuchi et A. Hirata. 
Le gouvernement impérial se décida en 1868 à implanter une réforme qui consistait à prendre des mesures radicales, ce qui provoqua la séparation des deux religions. On appelle cet événement la Reforme Meiji. Mais il existe encore aujourd'hui des groupes et des temples dont il est difficile de savoir si ils sont à domiance bouddhiste ou shintô. Anecdotiquement après la Seconde Guerre Mondiale les autorités américaines voulurent, bien que ça n'est pas marché, exterminer le Shintô car ils voyaient en cette religion la volonté de mourrir pour son pays literalement: hara-kiri,  kamikazes, etc.


Par conséquent, on voit que la religion complexe qu'est le Shinto c'est maintenue intacte de nos jours, malgré son mélange avec deux autres religions. Elle reste très présente au Japon et y possède plus d’une centaine de million de croyants. Il faut savoir aussi qu’il s agit de la religion la plus importante (même nationale jusqu’a la seconde guerre mondiale) mais non pas celle avec le plus de croyants. Mais pourquoi à elle tant résistée à l'oubli?



Pour répondre à ceci il faut savoir que le Japon a toujours été tres fermé envers les étrangers, en effet leur régime féodal extrêmement conservateur ne permettrait pas aux étrangers d’entrer au japon, sinon ils auraient été systématiquement expulsés ou meme exécutés. Ce régime était controlé par le shogun (“gouvernement sur terre” en japonais) qui est le gouvernement militaire établi au japon entre 1192 et 1868. Ce régime finit par la restauration Meiji, qui a ouvert les portes du japon au reste du monde.

Ce régime eut plusieurs étapes, dans lesquelles le seul changement concernait le clan au pouvoir. Il y eut trois étapes (ou shogunats) différents:
Shogunat Kamakura (1192-1333), qui établit un système féodal, où les classes guerrières furent extrêmement valorisées et ou, comme tout régime féodal, les classes populaires vivaient dans la précarité et la misère. Ce shogun reforma le boudhisme au Japon, et l’adapta aux masses. Cette époque fut tristement très riche en guerres, due à l’invasion des mongoles et la guerre Jokyu, ou l’empereur Go-Toba chercha a usurper le pouvoir du shogun par une manifestation, ce qu’il ne réussit pas.
Cette régence fut suivie par le shogunat Ashikaga (1336-1573)  qui fut composé par 13 régences différentes, qui garderent le systeme féodal et les disparités du shogunat Kamakura.
La derniere étape du shogunat fut l’ere Tokugawa (1600-1868), qui fut composée de 15 régences differentes, qui unifiairent le japon dévasté par les guerres mais aussi mis en place des politiques xénophobes qui expulsèrent les étrangers et même causèrent des massacres, comme l'extermination des chrétiens.

Finalement il y eut lieu la restauration Meiji, qui finalisa la régence du shogun, ouvrant ainsi les portes du Japon au monde, enlevant aussi les privilèges des samourais et donnant a la population la possibilité d’avoir un nom de famille, qui était un droit qui appartenait seulement de l aristocratie. Ceci mis donc les paysans au meme niveau que le reste de la population. Mais bien que cette réforme fut tres innovatrice, elle desestabiliza le Japon enormement, qui réussit a se stabiliser apres quatre décennies. Donc le shogunat fut en effet la raison de la fermeture du japon au reste du monde, et donc qui guarda le Shinto dans les mentalités des gens et ne permis pas le mélange de celui ci avec d’autres religions. Ce cas est tres ressemblant à la religion du dreamtime/temps du reve ou religion des aborígenes australiens, cette religion, meme si elle existe de nos jours, elle n’est pas du tout répandue et risque de se perdre a cause du limite nombre de personnes qui y croient, qui est inferieur a un million de personnes dans tout le monde, et qui baisse a cause de l’expansion des villes vers les espaces ruraux. Il faut tenir en compte que cette religion restera toujours viavnte en australie puisque les aborígenes habitent des territoires proteges, mais il est presque impossible qu elle grandisse et s’etende dans le reste du monde puisque les croyants preferent rester dans leur lieu d’origine, donc elle risque plus de se perdre que de se renforcer. La colonisation fut surtout un element tres repoussoir pour les aborigenes, qui, apres etre brutalises par les colons n’ont plus voulu sortir de son pays, ou il se sentaient proteges. On voit donc une fermeture qui a guardé la religion, mais au Japon il y a eut aussi une ouverture au monde, qui permet de develloper la religion et augmenter le nombre de croyants de celle ci.

Il faut aussi tenir en compte la situation géographique du Japon, qui est un archipel situé juste a cote de la zone de subduction de la plaque pacifique et euroasiatique. Ceci entraîne donc une enorme activité sismique, qui implique de forts risques de seismes, tsunamis et autres catastrophes naturelles. Le Japon a par conséquent été soumis depuis toujours a ces phenomènes naturels, ce qui se retrouve fréquemment dans sa littérature et à également provoqué la peur chez les japonais, qui, pour se rassurer, se sont donc refugiés dans la religion. En effet celle ci était pour eux le seul moyen d'éviter les catastrophes produites par l'activité sismique. C’est un cas tres courant avant la découverte de la tectonique des plaques: lorsque l’on ne comprend pas un phenomene on croyait que c’était les dieux qui l'avaient causé par colère, ou lorsqu’ils voulaient punnir les humains.


Dans nos cultures occidentales le progrès a empêché a la religion d’evoluer et même de se maintenir présente autant qu'au Japon. C’est le cas de la religion chretienne, qui, meme si elle est toujours présente de nos jours, est maintenant en récession a cause de l’augmentation des athées, qui sont le produit des découvertes scientifiques et l’innovation technologique, qui en grande partie indiquent et theorisent un manque de deités et une impossibilité de leur existence. La technologie et le progrès deviennent ainsi plus importants que la religion, alors qu’au Japon la technologie et la religion ont toujours été présents: le Japon est toujours été tres attaché a sa religion, et ils ont toujours étés a l'avant garde technologique de l'époque. On le voit au Moyen Age, lorsque l’Orient, était la zone la plus avancée au monde. Le Japon y est inclu, avec ses épices, médecines, thés, soies, etc
Mais les Japonais étaient aussi tres avances en thermes de longévité grace a leur aliments, leur hygiene et leur mode de vie (meme les paysans lors du régime féodal du shogunat). On voit de nos jours que le pays plus avancé en robotique est le Japon, mais en fait celui ci a toujours été intéressé par les automates, qui est l’art du karakuri. Le karakuri est en fait non pas un art en soit, mais le produit final qu'ils ont introduit l'est: les automates. Ces automates furent à leur apogée dans les XIII et XIX siècles. Ils étaient extremement complexes et cherchaient à représenter les légendes et mythes traditionels grâce à leurs mouvements, bien qu'ils servent aussi à servir du thé, lancer des flèches avec un arc ou même écrire.




On comprend ainsi que, la raison pour laquelle le Shinto n’a pas été “détruit” par la technologie, est qu’en fait technologie et religion on toujours été dans les mentalités des japonais depuis des siecles.





La conclusion de cette étude se trouve dans les archives du blog.

Pour finir...

A travers mes articlesl, j'ai voulu vous expliquer et vous analyser la cosmogonie japonaise. Vous montrer ses particularités ainsi que les similitudes qu'elles pouvaient avoir avec les autres cosmogonies. 
Vous démontrer que la cosmogonie Japonaise, est encore aujourd’hui profondément ancrée dans les mentalitées et les oeuvres Japonaises.
Et que la force de son empreinte au Japon n’est pas due au hasard. De plus, malgré le fait que cette culture soit en voie d’oubli partiel, comme toute les croyances anciennes, de nombreuses personnes contribuent a sa préservation et, si besoin est, à sa redécouverte.
J’espere que mon travail aura servit à une noble cause et que cela permettra l'enrichissement personnel de mes élèves de l'Institut national et des sociétés orientale de Paris.
Jean Nerbert

Sources

I Bibliographie

Les dieux Nationaux du Japon, par Jean Herbert

Les textes fondateurs, Bible, Odyssée, Énéide, Metamorphoses

Le Kojiki: Chronique des choses anciennes, compilation d'oeuvres de Hieda no Are par O no Yasumaro

La cosmogonie Japonaise, par Jean Herbert

Kafka sur le rivage, par Haruki Murakami

Leyendas de Cipango, par Ruth Martinez

Cien aspectos de la luna, par Tsukioka yoshitoshi

Shigeru Mizuki, hanté rieur, par Maruis Chapuis, article de "Libération"



II Sitographie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Shinto%C3%AFsme_d%27%C3%89tat#En_japonais












www.kanpai.fr/culture-japonaise/lost-in-translation


http://www.laprocure.com/shinto-sagesse-pratique-motohisa-yamakage/9782354321253.html


http://www.esperer-isshoni.info/spip.php?article73


http://www.sakura-house.com/blog/fr/2014/08/11/le-dieu-susanoo-vs-yamata-no-orochi-le-serpents-a-8-tetes/


http://maratray.chez-alice.fr/religions/shinto.htm


http://faerithil.over-blog.com/article-2403765.html